Faut qu'ça brille !
« Des dents instantanément plus blanches* dès le 1er brossage.
Cliniquement prouvé ».
Ça laisse rêveur… et perplexe. Parce que j’ai beau mâcher plusieurs paquets de Freedent d’affilé, honnêtement, je n’ai jamais réussi à avoir cette fameuse étincelle au coin de la canine. Alors les promesses de blanc éclatant, je me méfie. Mais j’étais tout de même curieuse de tester le tout nouveau dentifrice Signal White Now (ça rigole pas…).
Trois euros et des poussières…
Mon père a bien failli s’étrangler en voyant le prix du tube (près du double d’un dentifrice classique), mais je lui ai dit que s’il préférait m’offrir un détartrage, j’étais tout à fait prête à céder. Argument de poids : j’ai eu mon dentifrice magique.
Ça sent l’arnaque.
Je suis en admiration devant le superbe packaging de cet emballage en plastique transparent qui ressemble à une vitrine miniature. Je m’aperçois très vite qu’il comporte tout un tas de hiéroglyphes dont la lecture s’avère plus qu’instructive, s’agissant surtout des plus illisibles… D’abord, si vous vous interrogiez sur cet astérisque mal placé, il signale tout simplement (mais ce n’est qu’un détail) que l’effet blancheur n’est que temporaire (super) et qu’il est dû à un effet d’optique (génial). Je n’ai pas encore ouvert le tube que j’ai déjà quelques doutes. Je suis un peu déçue, mais la jolie boîte me dit que je peux me rassurer parce qu’il y a une action blancheur de secours, dite progressive. Rien de franchement innovant par rapport aux autres dentifrices alors ? Il ne me restait plus qu’à voir ça par moi-même…
La salle de bain est certainement la pièce où je fais les plus incroyables découvertes.
Alors sans entrer non plus dans les détails, je presse le tube et, oh surprise, la pâte qui en sort est bleue à l’intérieur, translucide à l’extérieur. Un vrai spectacle. J’applaudis la prouesse technique (c’est dingue ce qu’on peut faire de nos jours pour rendre esthétique une vulgaire pâte à dents). Après ce bref, mais intense, moment de contemplation, je passe enfin à l’action. Bonne nouvelle, il est parfumé à la menthe, mais pas trop. En revanche, ça mousse bleu, au grand regret de mon lavabo.
Blanc, un peu. Bleu, beaucoup.
Je confirme donc ce que je craignais déjà : aucun scintillement, je suis formelle. J’ai vaguement l’impression d’avoir les dents légèrement plus blanches, de là à dire que je m’éblouis quand je me regarde dans le miroir… En tout cas, une chose est sure, si mon sourire n’a pas vraiment changé, ma langue, elle, devient bleue à chaque brossage. Un nouvel argument commercial ?
Anne-Charlotte B.