Bataille nasale

Publié le par patatietpatata

Et voilà ! Entre le métro, les variations climatiques et les salles de cours infectées, ça y est, c’est gagné : j’ai le nez bouché.




 

Au programme de la semaine, mouchoirs à volonté (comme au resto, youpi). Mais pas question de venir m’en réclamer un. A la guerre comme à la guerre, en temps de crise, je ne prête pas. Simple question de survie. Parce que pour respirer, c’est-à-dire inspirer le minimum d’air indispensable à ma survie, je me vois dans l’obligation de me moucher toutes les quatre minutes. L’instant est, je l’avoue, plutôt délicat : il faut accomplir le geste avec raffinement alors que l’acte en soit est loin d’être des plus élégants. Ce qui explique sûrement pourquoi certains y renoncent… Mais les « snif-snifeurs » étant déjà surreprésentés autour de moi, pas la peine d’en rajouter une couche. A la place des êtres encore sains (de corps et d’esprit), je commencerais sérieusement à m’inquiéter. L’invasion microbienne est en marche.

 

Mon histoire est pourtant des plus banales. Tout a commencé par un léger mal de gorge, presque rien. Puis il a fallu employer l’arme chimique, j’ai nommé la Lysopaïne, connue pour sa remarquable inefficacité. Honnêtement, autant sucer un Tic Tac. Par la suite, après une lutte acharnée de plusieurs jours, l’infection, forcée de battre en retraite, a quitté ma gorge (victoire !) pour migrer vers mon pauvre nez sans défense (catastrophe !). Conséquence de cette seconde offensive : nez et cerveau hors d’usage, ce qui signifie que les nuits, comme les journées, sont en ce moment atrocement longues.

 

En attendant le réparateur et les pièces de rechange, je me réconforte comme je peux, une tasse de chocolat chaud dans une main, une madeleine dans l’autre : finalement, je suis contente d’être malade maintenant, ce sera toujours ça de moins à faire cet hiver. Mais je n’ai jamais pu comprendre comment on pouvait encore s’enquiquiner avec un rhume (prononcer /rub/) alors qu’on songe à conquérir l’univers. Franchement, moi et mon nez rouge, ça nous laisse perplexes…

 


(Délire probablement dû à une asphyxie des neurones).

 

 

Anne-Charlotte B.

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M-S 15/10/2008 16:22

Trop marrant :p
Ton "pauvre nez sans défense" Hé Ho ! N'exagérons rien !
Bisous mon cassoulet :)