YVES ROCHER ou la carte de la félicité

Publié le par patatietpatata

Soyons claires, on a toutes eu au moins une fois dans notre vie l’indispensable carte de fidélité Yves Rocher. C’est même l’une des premières à avoir envahi notre porte-monnaie. Souvenez-vous. Mais comme en ce temps-là l’argent se faisait rare (c’est pas franchement mieux aujourd’hui, mais bon), il était quasiment impossible de collecter assez de points avant la date d’expiration de la carte et, un drame en entraînant un autre, on n’avait pas le droit au super cadeau.

 

Maintenant que je suis grande, j’ai décidé d’arrêter de bouder et de me lancer à nouveau dans l’aventure : je me suis refait faire une carte de fidélité. Et le pire, c’est que j’assume complètement. J’ai redécouvert les joies des cartons d’invitation à gratter : je gagne à tous les coups (je feins quand même la surprise) et toujours la même chose (avec mes 3 agendas, mes 7 sacs de plage et ma vingtaine de bijoux en tous genres, je compte ouvrir une brocante d’ici peu…). Comme je suis une cliente privilégiée (ehhhh oui), je profite en permanence de tout un tas de réductions  « sur l’ensemble du magasin ». Oui, sauf que l’astérisque, lui, me dit que cet avantage n’est pas valable sur ce qui, moi, m’intéresse précisément : les crèmes et les gels douche aux fruits, c’est plein pot. Dommage, parce que c’est à peu près les seuls produits qui m’intéressent chez Yves (depuis le temps, on a appris à se connaître).

 

Ainsi, quand je me rends dans mon « centre de beauté » (c’est d’un chic), ça se passe, à peu de choses près, de la même manière… Je dis bonjour et j’ai le droit à un « madame » alors que je porte un vernis à paillettes assorti à mes Converses. Je ne m’y ferais décidément jamais. Je me remets de ces émotions fortes en flânant dans les 5m2 du magasin, autant dire que c’est assez rapide. Après avoir tripoté deux ou trois flacons et senti une crème pour les pieds dont la couleur s’avère aussi louche que le parfum, je me dirige vers la caisse, armée de ma carte, de mon ticket gagnant et d’une boule de bain à la vanille pour ma collection (sans ça, pas de cadeau, ça serait dommage). Je fais patiemment la queue pendant une demie heure à cause d’une série de clientes qui, comme moi, se demandent si elles ont le droit à ceci ou cela. La file d’attente déborde dangereusement sur le trottoir d’en face quand c’est enfin mon tour, après que la dame qui me précédait s’est enfin décidée pour une épilation bikini, jeudi, à 16h. Ravie pour elle, je paie les 35 centimes que je dois et je repars avec une boule de bain dont je n’avais pas vraiment besoin, un ma-gni-fique foulard que j’ai l’intention d’offrir à ma grand-mère dès que possible et une pastille effervescente à la noix de coco, cadeau de la maison*. Je fourgue tout ça dans mon sac à main (pas le choix, le credo d’Yves Rocher, c’est la nature, alors ils se la jouent écolos à fond) en pensant que s’ils n’avaient que des clientes comme moi, ce serait la faillite assurée.

 

Moi, je m’en fiche, j’ai encore gagné plein de points :

je me demande combien il en faut pour avoir un cadeau ?

 

 

Anne-Charlotte B.


* Sans oublier le stock d’échantillons. Vous aussi vous n’avez le droit qu’à des crèmes anti-âge ou ce harcèlement cutané ne concerne que moi ?

 

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M-S 06/09/2008 23:35

J'les collectionnais les boules de bain moi !
A chaque fois que j'y vais, j'me fais faire une carte, et à chaque fois, je la perds :)
Bisous, petit popotin !

patatietpatata 07/09/2008 09:49


Je me demande même si tu les mangeais pas... hum ?