La guerre des boutons

Publié le par patatietpatata



Après quelques jours passés sous les tropiques à boire des jus de fruits et à manger du soleil, j’ai une peau impeccable : aucun bouton en vue. Et comme je suis bronzée, je suis d’autant plus ravie. Mais, comme l’astre céleste nous honore assez rarement de sa présence en France, je blanchis à vue d’œil, et surtout, je sens que mes chers boutons sont sur le point de contre-attaquer…

 

A peine rentrée chez moi, après huit heures passées dans un avion-frigo, j’ai comme une sensation étrange… Une petite bosse… Là… Pile poil entre les deux yeux, sur le haut du nez. Génial. Un bouton en préparation, prêt à s’épanouir de toutes ses forces d’un instant à l’autre. J’enrage. Je dois m’en débarrasser, tout de suite. J’aurais pu me contenter de le camoufler en priant pour qu’il disparaisse, mais non, je n’ai pas pu m’en empêcher, il a fallu que j’y touche. Mauvaise stratégie. Je sais qu’en théorie je devrais procéder à l’extraction à l’aide de deux coton tiges sains et stériles (risques de contamination obligent), mais je ne suis pas d’humeur à jouer au docteur. A la guerre comme à la guerre, on se contentera de deux index, tueurs à gages dont la réputation n’est plus à faire.

 

Résultat : la zone a été sécurisée, mais j’ai comme l’impression que mon bouton (ou ce qu’il en reste) se voit plus qu’avant. Je devrais le savoir pourtant, les happy ends en matière d’extermination de bouton, ça n’existe pas. Alors, parce que je n’ai pas le sari assorti à mon nouveau bindi, je ne vois qu’une seule solution : dissimuler tout indice susceptible d’attirer les regards sur le crime atroce que je viens de commettre. Autrement dit, je liquide mon tube de font de teint. Mais, en tant que coupable dans cette affaire, je ne me sens pas tranquille…

 


 

Anne-Charlotte B.

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M-S 01/09/2008 20:51

Super ton article !
Qui n'a jamais vécu ca.. ?
Bisous ma zézette :)